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L’évolution du parc électrique français vers les énergies renouvelables nécessite une adaptation du réseau de transport d’électricité. RTE s’y prépare et anticipe une hausse des investissements annuels de 1,3 à 2 milliards d’euros.

A l’horizon 2035, la PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie) dessine un nouveau paysage électrique : la part du nucléaire devra être ramenée de 70 à 50% de la production, 14 réacteurs seront « déclassés », les centrales charbon fermées d’ici 2022, la capacité des éoliennes terrestres multipliée par trois en 10 ans et celle des panneaux solaires par cinq en 15 ans. La France sera dotée d’un parc de production de 10 GW d’éolien en mer. Quelque 15 millions de voitures électriques pourraient faire leur apparition. Enfin, un doublement des capacités d’échanges avec nos voisins est prévu. Ce schéma exige une évolution du réseau de transport d’électricité, pour un investissement de 33 milliards d’euros selon les prévisions de son gestionnaire, RTE.

Un réseau électrique adapté

Dans son nouveau Schéma décennal de développement du réseau (2020-2035), RTE estime que la répartition des zones de production variera davantage au cours de l’année, en raison de la part importante dévolue aux énergies éoliennes et solaires. Les flux seront orientés nord-sud en hiver et sud-nord en été, note RTE. Le réseau va donc devoir s’adapter pour pouvoir accueillir toutes les zones de production, gérer la variabilité et livrer l’électricité dans les zones de consommation. RTE prévoit notamment de renforcer ses lignes selon quatre axes : trois axes Nord-Sud (réseau de la façade atlantique, Centre-Massif central et Rhône-Bourgogne) et un axe Ouest-Est (Manche-Normandie-Paris).

Dans le détail des investissements prévus d’ici 2035, 13 milliards d’euros concernent l’adaptation du réseau, 8 milliards le renouvellement des ouvrages les plus anciens, 7 milliards le raccordement des énergies marines, 3 milliards d’euros seront consacrés au numérique et 2 milliards aux interconnexions transfrontalières. Le gestionnaire de réseau prévoit ainsi de passer d’un rythme annuel d’investissement de 1,3 à 2 milliards d’euros, dont 500 millions liés aux éoliennes offshore. Conséquence sur la facture : “Quelques euros par an pour un foyer moyen”, selon RTE.

© AdC – L’agence de contenu

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