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Alors qu’une nouvelle décennie vient de s’achever, l’heure est au bilan. Retour sur le développement des EnR en France au cours des dix années écoulées, une période décisive.

C’est sur les chapeaux de roues que la dernière décennie a débuté. Sous l’impulsion du Grenelle de l’Environnement, lancé en 2007, les lois dites « Grenelle I » et « Grenelle II » ont été adoptées en 2009 et 2010. Objectif : mettre en place une nouvelle politique environnementale afin que les EnR produisent 23 % de la consommation d’énergie finale française d’ici 2020.

Cinq ans plus tard, un autre débat national sur l’énergie s’est ouvert, aboutissant à l’adoption, durant l’été 2015, de la « loi de transition énergétique pour la croissance verte ». Le nouveau cap à atteindre est de 32 % d’EnR dans la consommation énergétique de la France d’ici 2030. Il est toujours d’actualité.

Enfin, la « loi énergie-climat », adoptée fin 2019, a inscrit l’urgence écologique dans le code de l’énergie. Cette fois-ci, le but est d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Pour cela, l’ambition est de réduire de 40 % la consommation des énergies fossiles d’ici 2030, de promouvoir et accélérer le développement des énergies renouvelables.

Une progression régulière

Selon la dernière édition des « Chiffres clés des énergies renouvelables » publié en mai 2019 par le Ministère de la Transition écologique et solidaire, les EnR représentaient 16,3 % de la consommation finale brute en France en 2017. Et 10,7 % de la consommation d’énergie primaire, contre 6,6 % en 2007. La croissance importante de la production primaire d’EnR depuis 2005 (+62 %) est essentiellement due à l’essor des biocarburants, des pompes à chaleur et de la filière éolienne. Désormais, les énergies renouvelables constituent la quatrième source d’énergie primaire en France derrière le nucléaire, les produits pétroliers et le gaz.

Dans ce contexte, en 2017 – comparé à 2011, la production primaire d’énergies renouvelables en France se décomposait ainsi : bois énergie (39,6 %, contre 8,87 %), hydraulique (16,7 %, contre 3,92 %), biocarburants (10,2 %, contre 2,05 %), pompes à chaleur (8,9 %, contre 1,3 %), éolien (8,2 %, contre 1,05 %), déchets renouvelables (5,4 %, contre 1,25 %), biogaz (3,5 %, contre 0,35 %), solaire photovoltaïque (3,2 %), géothermie, résidus de l’agriculture, solaire thermique et énergies marines (4,4 %, contre 0,67 %).

© AdC – L’Agence de contenu

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Cinq ans plus tard, un autre débat national sur l’énergie s’est ouvert, aboutissant à l’adoption, durant l’été 2015, de la « loi de transition énergétique pour la croissance verte ». Le nouveau cap à atteindre est de 32 % d’EnR dans la consommation énergétique de la France d’ici 2030. Il est toujours d’actualité.

Enfin, la « loi énergie-climat », adoptée fin 2019, a inscrit l’urgence écologique dans le code de l’énergie. Cette fois-ci, le but est d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Pour cela, l’ambition est de réduire de 40 % la consommation des énergies fossiles d’ici 2030, de promouvoir et accélérer le développement des énergies renouvelables.

Une progression régulière

Selon la dernière édition des « Chiffres clés des énergies renouvelables » publié en mai 2019 par le Ministère de la Transition écologique et solidaire, les EnR représentaient 16,3 % de la consommation finale brute en France en 2017. Et 10,7 % de la consommation d’énergie primaire, contre 6,6 % en 2007. La croissance importante de la production primaire d’EnR depuis 2005 (+62 %) est essentiellement due à l’essor des biocarburants, des pompes à chaleur et de la filière éolienne. Désormais, les énergies renouvelables constituent la quatrième source d’énergie primaire en France derrière le nucléaire, les produits pétroliers et le gaz.

Dans ce contexte, en 2017 – comparé à 2011, la production primaire d’énergies renouvelables en France se décomposait ainsi : bois énergie (39,6 %, contre 8,87 %), hydraulique (16,7 %, contre 3,92 %), biocarburants (10,2 %, contre 2,05 %), pompes à chaleur (8,9 %, contre 1,3 %), éolien (8,2 %, contre 1,05 %), déchets renouvelables (5,4 %, contre 1,25 %), biogaz (3,5 %, contre 0,35 %), solaire photovoltaïque (3,2 %), géothermie, résidus de l’agriculture, solaire thermique et énergies marines (4,4 %, contre 0,67 %).

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