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"Je vais porter la voix des industriels de la biomasse au sein de PEFC"

Chargé d’approvisionnement biomasse chez GazelEnergie, Thibault Tellier vient d’être élu à la présidence du comité territorial PEFC Occitanie. Un mandat qui donne pour la première fois une voix aux énergéticiens au conseil d’administration national de l’association.


Vous venez d'être élu président du comité territorial PEFC Occitanie. Que représente ce mandat ?

J’ai été élu à l’unanimité le 1er juillet dernier, en remplacement du président sortant qui se retirait. À la suite de la fusion des anciennes Entités d’Accès à la Certification Régionales (EACR) en une entité nationale PEFC Territoires, le président de chaque comité territorial (COTER) devient désormais automatiquement membre du conseil d’administration de PEFC Territoires au niveau national.

Cela signifie que je vais représenter l’Occitanie, mais aussi avoir une vision d’ensemble de la certification et donner mon avis sur les décisions et orientations stratégiques de PEFC Territoires au niveau national.


Pourquoi étiez-vous en position de briguer cette présidence ?

PEFC, c’est mon quotidien : je gère mes fournisseurs, je comptabilise les quantités certifiées, je maîtrise les systèmes de crédit propres à cette certification. Je sais concrètement de quoi il s’agit et je comprends les problématiques du terrain, là où la vision de la certification reste parfois plus lointaine pour d’autres acteurs

Je siège maintenant au conseil d’administration du COTER de PEFC Occitanie dont j’étais membre depuis plus de deux ans. Je suis également membre du COTER de PEFC PACA depuis mon arrivée chez GazelEnergie, il y a quatre ans.


Concrètement, que fait un comité territorial comme celui d'Occitanie ?

Nous réunissons trois collèges : les producteurs de bois (syndicats de propriétaires, ONF, CNPF, etc.), les utilisateurs de bois (papetiers, scieurs, énergéticiens, etc.) et les usagers de la forêt (parcs naturels régionaux, chasseurs, associations de promeneurs, associations environnementales (FNE), etc.).

Chaque collège à une expertise différente sur les milieux forestiers permettant d’interpréter les standards en fonction des enjeux sociaux, économiques et environnementaux au niveau local. Nous discutons des décisions prises au niveau national, nous faisons remonter les problématiques de terrain et nous nous prononçons sur les cas de non-conformité identifiés lors des audits terrain faits par les délégués régionaux.


Comment fonctionne PEFC dans son ensemble ?

PEFC International rédige les standards internationaux. PEFC France les traduit à l’échelle du territoire national, en cohérence avec la législation et le contexte forestier français. PEFC Territoires décline ensuite la certification localement et les délégués régionaux réalisent les audits auprès des propriétaires forestiers, des exploitants et des entreprises de travaux forestiers.


Quel est l'objectif de cette certification ?

La mission de PEFC est de préserver et promouvoir l’équilibre forestier au travers de la gestion durable des forêts. C’est-à-dire, répondre aux attentes de la société tout en préservant les milieux forestiers pour les générations futures. Il s’agit de trouver un équilibre entre production, environnement et usages récréatifs.


Quels enjeux réglementaires accompagnent votre activité ?

Notre activité s’inscrit dans un environnement réglementaire en constante évolution. Nous devons composer avec des certifications volontaires (PEFC, FSC, SBP) mais aussi réglementaires, notamment la directive européenne sur les énergies renouvelables (RED), dont une nouvelle version, RED III, vient d’entrer en vigueur. S’y ajoute fin 2026, le règlement européen sur la déforestation (RDUE). Cela implique une veille permanente et une adaptation continue de nos pratiques pour maintenir le niveau de qualité environnementale attendu par GazelEnergie pour l’approvisionnement de la centrale de Provence.