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L’électricité a la particularité de ne pas se stocker et de pouvoir être produite par de multiples sources. En raison de ces caractéristiques, pour répondre à la demande en électricité du pays, les unités de production sont sollicitées selon le mécanisme du « merit order ». Ce mécanisme de marché permet d’assurer le meilleur équilibre économique pour que, quasiment en temps réel, l’offre de production rencontre la demande électrique.

Merit order : la préséance économique

Le « merit order » est le mécanisme permettant d’établir un ordre de priorité dans la mise en œuvre des unités de production électriques : elles sont appelées, pour chaque demi-heure, dans l’ordre croissant de leur coût marginal variable (coût de l’énergie primaire, coût des émissions de CO2, coûts de maintenance, tarifs de transmission, taxes et prélèvements, etc…). Le prix du KWh pour chaque demi-heure est celui de la dernière unité de production sollicitée pour répondre à cette demande.

Selon cette logique, les premières unités appelées sont celles produisant de l’énergie renouvelable (solaire, éolien, hydraulique au fil de l’eau). Leur coût marginal est faible, et de plus, cette énergie étant intermittente et non stockable, elle doit être injectée dans le réseau en priorité, pour ne pas être perdue.

Les centrales nucléaires sont sollicitées en deuxième position. Les centrales thermiques à gaz, puis à charbon et au fioul suivent (elles sont classées selon le coût du combustible). Les barrages hydrauliques
« de retenue », capables de stocker de l’eau – et de ce fait, de l’énergie – constituent une capacité de production de réserve. Les interconnexions entre la France et ses pays frontaliers (Angleterre, Belgique, Allemagne, Suisse, Espagne…) s’intercalent dans ce merit order en fonction du coût de marché dans un pays voisin donné.

Au-delà du coût marginal de chaque unité de production, le merit order tient compte de la demande en électricité. En effet, celle-ci varie de façon permanente. Lorsque les besoins sont élevés (le matin tôt ou lors de la période hivernale), les unités à forte capacité de production (notamment les centrales thermiques) sont appelées, même si leur coût marginal est plus élevé. Lorsque la demande diminue, les centrales s’arrêtent pour donner la priorité aux sources d’énergie renouvelable.

La variété des unités de production est essentielle pour toujours produire en fonction de la demande. La France dispose de cet atout, qui lui permet un ajustement constant pour assurer la sécurité d’approvisionnement.

© AdC – Agence de Contenu
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Merit order : la préséance économique

Le « merit order » est le mécanisme permettant d’établir un ordre de priorité dans la mise en œuvre des unités de production électriques : elles sont appelées, pour chaque demi-heure, dans l’ordre croissant de leur coût marginal variable (coût de l’énergie primaire, coût des émissions de CO2, coûts de maintenance, tarifs de transmission, taxes et prélèvements, etc…). Le prix du KWh pour chaque demi-heure est celui de la dernière unité de production sollicitée pour répondre à cette demande.

Selon cette logique, les premières unités appelées sont celles produisant de l’énergie renouvelable (solaire, éolien, hydraulique au fil de l’eau). Leur coût marginal est faible, et de plus, cette énergie étant intermittente et non stockable, elle doit être injectée dans le réseau en priorité, pour ne pas être perdue.

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« de retenue », capables de stocker de l’eau – et de ce fait, de l’énergie – constituent une capacité de production de réserve. Les interconnexions entre la France et ses pays frontaliers (Angleterre, Belgique, Allemagne, Suisse, Espagne…) s’intercalent dans ce merit order en fonction du coût de marché dans un pays voisin donné.

Au-delà du coût marginal de chaque unité de production, le merit order tient compte de la demande en électricité. En effet, celle-ci varie de façon permanente. Lorsque les besoins sont élevés (le matin tôt ou lors de la période hivernale), les unités à forte capacité de production (notamment les centrales thermiques) sont appelées, même si leur coût marginal est plus élevé. Lorsque la demande diminue, les centrales s’arrêtent pour donner la priorité aux sources d’énergie renouvelable.

La variété des unités de production est essentielle pour toujours produire en fonction de la demande. La France dispose de cet atout, qui lui permet un ajustement constant pour assurer la sécurité d’approvisionnement.

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