La multiplication des données ouvre de nouvelles perspectives pour tous les acteurs de l’énergie : efficacité énergétique, gestion du réseau, offres mieux adaptées…
Peu à peu, le big data (littéralement : masse d’informations) s’installe dans chaque foyer. D’abord avec les compteurs de gaz et électricité intelligents qui restituent en temps réel la consommation, la puissance, mais aussi la production, l’autoconsommation, bientôt le prix. Mais aussi avec la domotique, qui permet de gérer ses installations à distance. Et enfin avec les objets connectés qui captent la température d’une pièce ou une consommation anormale…
Le big data énergétique concerne tout le secteur
Le big data concerne aussi les entreprises, avec la connaissance fine de la production ou de la présence du personnel. Les collectivités ne sont pas en reste avec, par exemple, l’éclairage public « intelligent » qui se déclenche grâce à des détecteurs de présence. Enfin, gérant en temps réel production, consommation, stockage, effacement, mix énergétique, les « smart grids » produiront de nombreuses données – et y recourront également.
Partout, la collecte, la transmission et l’analyse des données deviennent des enjeux primordiaux. La numérisation du secteur de l’énergie fait apparaître des services de plus en plus sophistiqués, dès lors qu’on sait apprivoiser le big data.
Des services adaptés en temps réel
En récupérant, agrégeant et analysant les données de capteurs existants ou installés à cet effet, un prestataire d’efficacité énergétique pourra formuler des recommandations pour mieux chauffer les bâtiments ou modifier les processus de production d’une usine. Il en est de même pour le pilotage des réseaux : la détection des incidents se fera plus rapidement et, dans certains cas, pourra même être évitée. En connaissant mieux les besoins de ses clients, un fournisseur d’énergie pourra adapter son offre et l’aider à faire des économies, ou même détecter une anomalie et lui donner des solutions pour y mettre fin. Le tout, en temps réel.
Ce n’est sûrement qu’un début : demain, il est probable que la plupart des données permettront d’automatiser de nombreux services, qui deviendront alors aussi efficaces qu’invisibles.
UNIPER et le « big data » dans l’énergieLes avancées techniques récentes dans le domaine des compteurs intelligents, ainsi que le développement de la production éolienne et solaire faisant appel à des prévisions régulièrement mises à jour, contribuent à gérer des milliers de données transmises quasiment en temps réel. Ces données doivent être interprétées chaque jour afin d’optimiser, en temps réel, un portefeuille de consommation ou de production, et avoir une « bilanterie » la plus fine possible. Imaginez un portefeuille composé d’un millier de ces compteurs intelligents remontant chaque minute une mesure de puissance. Cela représentera plus d’un million de données à traiter par journée. De la même façon alors qu’une centrale de gaz de 400MW nécessite quelques fichiers par jour, la Le challenge sera d’être capable de structurer de la donnée, de l’utiliser à bon escient, et de traiter les dérives signalées lors de l’intégration de ces mesures dans des systèmes intelligents prédictifs capables de générer ce type d’alertes. |